Faible politique anti harcèlement?
Ce 19 février entre 14:00 et 15:30 dans l'amphithéâtre Quetelet, un séminaire ouvert à tout le personnel d'Eurostat ayant pour sujet le harcèlement, a été lancé par la DG ESTAT "Groupe de travail pour l'égalité des chances professionnelles".
Mme Emmanuelle Grange Chef d'unité de la DG ADMIN.B.4 - Emploi, affaires sociales et égalité des chances - fut invitée pour y présenter la politique actuelle de la Commission, Madame Bohata, Directeur Général Adjoint d'Eurostat y assistait également.
Moins d'une cinquantaine de personnes ont participé à ce séminaire.
Après une très brève introduction, on y a effleuré la définition que se fait la Commission des différentes formes de harcèlements (psychologiques ou sexuels) et les conséquences juridiques propres aux victimes et coupables d'harcèlement.
Nous y avons aussi appris que bien que la Commission comptabilise par an, officiellement plus de 200 cas, pas un seul des harceleurs n'a encouru plus qu'une simple mise en garde de principe.
A une question concernant les suites données aux cas comptabilisés, Madame Grange a répondu qu'elle ne disposait pas des ressources nécessaires pour assurer un suivi complet.
A une question portant sur le nombre de cadres ayant fait l'objet d'une plainte contre harcèlement à la Commission, Mme Grange répondit 50.
Ni Mme Grange, ni M Lane, chef de l'unité ESTAT A1 des Ressources Humaines n'ont été à même de préciser si un de ces 50 cadres provenait d'Eurostat.
A une autre question demandant si oui ou non une des conventions ILO de lutte contre le harcèlement avait été signée par la Commission, Mme Grange répondit que la Commission n'en avait signé aucune préférant établir ses propres critères de décision.
Par contre, nous avons été informés que pour la seule année passée, environ 8.5 % des plaintes ont été émises par le personnel d'Eurostat.
Nous avons connaissance de 6 cas précis où du personnel d'Eurostat a été harcelé par ses chefs et a été forcé de quitter son poste. L'Administration d'Eurostat s'est compromise dans ces actions. Dans chaque cas, les harceleurs sont toujours à leur poste.
Comment le personnel devrait-il interpréter cela ?
Il est clair que la politique de la Commission contre le harcèlement nécessiterait d'être renforcée, si le sujet venait à être pris au sérieux.
Voici des liens vers des organisations impliquées dans le respect des droits de l'Homme:
http://www.hreoc.gov.au/about/links/index.html#sexdisc
M.R.Fardoom,
Président du SID